Avez-vous un bout de terrain pour jardiner ?

Comme beaucoup, vous aimez jardiner, faire pousser des fleurs et des herbes aromatiques, des fraises et des tomates … mais savez vous que c’est une activité qui peut être à haut risque ? La faute à qui ou plutôt à quoi ? Aux pesticides qui vous permettent de désherber avec un arrosoir, en vous épargnant l’usage de la binette dans certains points de votre jardin.

Un article paru dans Science et vie du mois de mars, fait état d’une publication le 20 mars par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) qui a publié dans la revue Lancet Oncology une évaluation de la dangerosité de cinq pesticides. Les produits concernés contiennent du tetrachlorvinphos, du parathion, du malathion, du diazinon, ou bien du glyphosate (roundup) et sont soit insecticides soit herbicides.

Devant l’épidémie (le mot n’est pas trop fort) de cancers, et après la compilation des recherches effectuées sur les animaux de laboratoire, il est indéniable que certains produits provoquent des modifications chromosomiques, des cancers du pancréas, des reins, de la peau. Le recul et les recherches sur l’homme ne sont pas encore finalisées, mais on sait que des cellules humaines cultivées en laboratoire et exposées au glyphosate (le constituant du Roundup), voient augmenter le risque de développer un type de cancer du sang appelé lymphome non hodgkinien, affectant les lymphocytes (des cellules du système immunitaire).

Les jardiniers et les agriculteurs sont les plus exposés, mais aussi la population dans son ensemble : en respirant les vapeurs des pesticides quand ils sont répandus sur les cultures, en buvant de l’eau des nappes phréatiques contaminées ou en mangeant des aliments qui ont subi ces traitements.

Il faut savoir également que les produits insecticides ou herbicides que les jardiniers amateurs utilisent sont souvent surdosés par leurs utilisateurs.

Il existe des techniques éprouvées depuis longtemps, grâce à l’empirisme de nos ancêtres qui permettent d’éviter ces produits chimiques qui nous empoisonnent. Cela demande plus de peine, c’est certain, que de diluer un peu de poudre ou de liquide dans de l’eau d’arrosage. Malgré tout, les producteurs de produits bio gagnent du terrain et améliorent leurs rendements petit à petit pour arriver à des prix plus abordables par le plus grand nombre.

http://www.thelancet.com/action/showFullTextImages?pii=S1470-2045%2815%297

http://www.science-et-vie.com/2015/03/le-glyphosate-le-pesticide-le-plus-epandu-en-france-probablement-cancerogene/

http://www.generations-futures.fr/sinformer/pesticides/histoire/

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