Mangez-vous « gluten free » ?

Cette expression « gluten free » (sans gluten) est employée partout si vous voyagez un peu à l’étranger. Dans les avions, les bateaux on peut demander à s’alimenter sans gluten. Pourquoi cette « mode » du gluten free ? D’après les magazines, les articles un peu partout, il s’agirait d’un engouement comme on a pu faire des régimes dissociés, régime ananas, pommes ou que sais-je…

En réalité, à part un petit nombre de personnes qui suivent fidèlement les tendances à la mode, la plupart de ceux qui refusent le gluten, se sentent mieux, voient certains malaises et inconforts disparaître. L’un des chantres de cette alimentation sans gluten est le Dr Seignalet dont le régime a fait incontestablement ses preuves. Mal de ventre, maux de tête, gaz intestinaux, arthrose, douleurs articulaires, etc… diminuent ou disparaissent avec le « gluten free ».

Pour en savoir plus, un article de Santé Nature Innovation permet de faire le point sur les origines de l’alimentation utilisant des céréales, le développement des céréales à gluten, les facteurs prédisposant à la prise de poids et à l’obésité qui sont causes des maladies cardiovasculaires et du diabète qui envahissent la planète.

Nos lointains ancêtres étaient grands, avaient un crâne plus développé que le notre et des os plus solides, disent les paléoanthropologues. A l’époque du Néandertal, la taille des hommes a diminué et sont apparues les caries et des signes de carences alimentaires. Le fameux régime Paléo essaie de rapprocher la nutrition de ses pratiquants modernes, de celle des chasseurs cueilleurs d’avant le Néandertal. C’est-à-dire des baies, graines, racines, feuilles et fruits poussant librement accompagnés de protéines animales. On estime, pour la préhistoire, la part de protéines animales à près de 30 % de l’apport alimentaire. C’est une viande maigre, du gibier à moins de 5 % de matières grasses. De même, les acides gras étaient équilibrés à 1 pour 1 d’oméga 6 par rapport à oméga 3 alors que pour nous ce rapport est de 20 pour 1.

Que s’est-il passé au Néanderthal ? Les hommes ont appris à broyer les graines sauvages qu’ils récoltaient (présence de meules sur les sites des habitations préhistoriques), à cuire les bouillies des farines. Puis est venu le temps de la culture de ces céréales qui permettait la sédentarité et l’accroissement des populations grâce au confort alimentaire. La taille des hommes est devenue plus petite, on a trouvé des caries et des traces de carences alimentaires. La nutrition est devenue plus riche en glucides : amidon des céréales, sucre, laitages, et donc plus riche en aliments de fort index glycémique. La progression rapide du taux de sucre dans le sang, atteint le cerveau et provoque plaisir et dépendance en stimulant les mêmes zones que les drogues. Le sucre appelle le sucre dit-on et l’absorption de sucres rapides provoque une sensation de manque rapidement et une forte envie de consommer du sucre (ou des farines blanches) à nouveau.

En même temps, la découverte de la panification a suscité l’hybridation et la progression des céréales riches en gluten. C’est cet élément qui permet à la pâte de gonfler en présence de levures. Le pain et les gâteaux ont pris une place primordiale dans l’alimentation. On a sélectionné et hybridé les céréales qui contenaient le plus de gluten, tant et si bien que notre blé actuel n’a plus rien de comparable avec les blés anciens. Notre capacité à digérer ces nouveaux produits n’a pas eu le temps de se mettre en place, nous ne possédons pas tous les enzymes qui seraient nécessaires, la nature n’évolue pas très vite dans ce domaine. Le blé ancien n’avait que quatorze chromosomes contre quarante deux actuellement nous dit JM Dupuis. Ceci explique peut-être qu’une partie de la population réagisse mal et manifeste des intolérances.

Blé moderne : une sorte de plastique

Devez-vous arrêter le gluten ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_c%C5%93liaque

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