Dernier article du dossier « les nombreuses causes possibles de l’obésité »

9 – La température ambiante, une des causes possibles de l’obésité

Il existe une relation entre le métabolisme de l’obésité et la température ambiante. Le corps placé dans un environnement froid aura tendance à augmenter sa dépense d’énergie pour compenser, de même, placé dans un environnement trop chaud il dépensera de l’énergie pour maintenir son corps à la bonne température.

Les chercheurs ont établi une relation entre l’utilisation assez généralisée de la climatisation et l’augmentation du poids. Le métabolisme se ralentit lorsque l’ambiance est plus douce, l’énergie supplémentaire apportée par l’alimentation, et non utilisée par le métabolisme, sera stockée. Cela s’appelle du doux nom d’homéostasie thermique, ce maintien du corps à la température constante d’environ 37 °C.

En ce qui concerne les températures ambiantes élevées sous les tropiques par exemple, on peut noter que les animaux pour un apport alimentaire identique à celui des pays tempérés, ont une croissance de poids nettement inférieure.

10 – Les conséquences des effets intra-utérins et intergénérationnels

En plus des effets de la transmission génétique, les apports de l’environnement sont une variable qui intervient fortement dans le métabolisme et l’obésité.

Par exemple un nourrisson petit par rapport à la moyenne, sera induit à une obésité viscérale et un métabolisme ralenti « de survie » et donc plus tard pourra développer une obésité qui peut s’expliquer par cette adaptation. Les chercheurs ont pu établir que des nouveaux-nés trop petits pourront donner plus tard à l’âge de 65 ans des personnes avec une masse maigre faible et une importante masse grasse.

Le risque accru de résistance à l’insuline (diabète) s’accompagne du risque de maladies cardiovasculaires.

Le fait doit être souligné que ce n’est pas la petite taille du nourrisson qui est la cause de l’accroissement des risques, mais l’environnement maternel au cours de la gestation qui aura nui à une bonne nutrition du fœtus.

Il y a, disent les chercheurs, un très grand nombre de preuves que le développement compromis du fœtus conduit plus tard à l’obésité  et au compromis métabolique.(McMillen et al 2005 )

Le gain de poids rapide des petits enfants est associé souvent à l’allaitement artificiel, et au risque d’obésité à l’âge adulte, au contraire de l’effet protecteur de l’allaitement maternel.

De même le diabète gestationnel de la mère est un facteur de risque aggravant.

Pour conclure cette série d’articles qui n’a fait que survoler le sujet, je dirais qu’il s’agit d’un phénomène qui touche presque tous les pays et qui peut concerner toutes les couches de la population. Les conséquences sur la santé sont graves et nécessitent une prise de conscience de la part de tous. De nombreuses études sont en cours pour tenter de déterminer le plus sûrement possible les causes et les mécanismes de l’obésité qui est actuellement un problème épidémiologique mondial.

D’après http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2932668/

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