Baclofène pas pour maigrir

Baclofène voie orale (U. S.)

Ne prenez pas du Baclofène pour maigrir

L’usage du Baclofène déjà détourné pour être utilisé dans la lutte contre l’alcoolisme, est une nouvelle fois détourné pour traiter les compulsions alimentaires. On le sait mais son utilisation pour ces cas-là se fait « sous le manteau ». Il servirait non pas de coupe faim, mais d’aide dans l’addiction irrépressible envers la nourriture.

Le Baclofène a été prescrit initialement contre les contractions musculaires involontaires d’origine cérébrales. Il est utilisé depuis 1975 dans la sclérose en plaques entre autres. Depuis mars 2014, il a été autorisé, en France, pour lutter contre la dépendance alcoolique, suite à la publication en 2008 d’un livre par le cardiologue Olivier Ameisen . Ce médecin, alcoolique, avait ingéré des doses importantes de Baclofène et se déclarait complètement guéri de son addiction. Le hic : il est décédé de problèmes cardiaques à 60 ans l’an dernier.

En France l’alcool serait responsable de 49 000 morts par an. La prescription du Baclofène serait autorisée provisoirement là où les autres traitements auraient échoué.

Pour une utilisation dans le cadre d’addictions alimentaires, aucun essai clinique n’a encore été publié. Le risque d’effets secondaires est présent mais encore mal connu. On craint un scandale similaire au Médiator utilisé comme coupe-faim. La prescription est encadrée et le médecin qui passe outre prend un risque.

Il semblerait que le Baclofène ait une certaine similitude d’action avec les benzodiazépines. Les benzodiazépines sont couramment prescrites à long terme pour des malades alcooliques « guéris », à leur demande. Or ces produits sont soupçonnés de très graves conséquences à long terme dans les maladies de neurodégénérescence.

Tant que les autorités sanitaires n’ont pas donné leur feu vert pour tel ou tel médicament dans un cadre précis d’utilisation, la prudence doit être le mot d’ordre. Les conséquences à long terme ne peuvent pas être encore évaluées. Il faut chercher tous les moyens possibles notamment en médecine douce pour se soigner, et bien se poser la question : est-ce que ça vaut la peine de prendre ces risques ?

http://www.lemonde.fr/sante/article/2015/01/02/mise-en-garde-contre-le-detournement-du-baclofene-en-traitement-minceur_4548612_1651302.html

 

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